Vendredi 13 juin 2008

Quelques infos par ci par là :

 

        La bateau livre, l’émission de Frédéric Ferney disparaît des programmes de la rentrée. Voici une bien mauvaise nouvelle, à l’image du recul des émissions culturelles sur les chaînes télé… Pour plus d’info, vous pouvez consulter le billet sur la RDL. Heureusement que le net prend le relais…

        Enfin un site superbe où les auteurs ont le temps de s’exprimer. J’apprécie tout particulièrement la discrétion de l’intervieweur (ils ont franchement tendance à m’agacer quand ils coupent la parole des auteurs sans que ces derniers n’aient eu le temps de finir leur développement…). Je n’ai pas encore tout vu mais la vidéo de François Bon et d' Anne Marie Garat vaut le détour. Bravo !

Et un site sur la poésie.

        Beaucoup moins intéressant (mais bon !) : ce soir je vais voir Hamlet. Impatient.

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Mardi 10 juin 2008

Qu’est-ce que cela nous fait d’exister ?

C’est un peu le genre de phrase que je choisirai pour résumer l’un des problèmes que pose Jean-Paul Sartre dans la Nausée. C’est la deuxième fois que je lis ce livre et cette seconde aventure m’a de nouveau amené vers des considérations et des sentiments troublants.

 

La Nausée est le récit d’un homme, sous forme de journal, qui se trouve un beau jour confronté à une sorte de sentiment puissant d’existence. Il regarde ses mains, la mer, ce caillou qu’il s’apprête à lancer, et soudain tout bascule vers un perception d’immense étrangeté. La présence même des êtres et des choses oscille brutalement entre l’absurdité, l’immonde et le merveilleux. Autant dire que ce mouvement donne mal au cœur .

Ensuite le personnage principal, Antoine, va vivre une singulière succession des jours : les promenades dans la ville, son travail d’historien, ses rituels au café, un jeu de dialogue avec un autodidacte humaniste, la conception des « instants parfaits » avec son amour lointain…

Le récit ne contient pas de réelle histoire (à ce titre le livre ne plaira pas à tout le monde…) mais ne s’inscrit pas non plus dans une description type roman fleuve. Ce n’est pas un roman psychologique, ni essai un essai philosophique (bien qu’il serve d’illustration à une certaine version de l’univers.) c’est un roman existentiel, dans toute la noblesse et la vertu du terme. C’est un roman dont la dégradation progressive des apparences amène l’homme à considérer sa présence et celle des choses.

Sartre nous trouble, nous effraie, nous apaise. Et les quelques longueur narratives que l’on relève par ci par là, notamment au début, accroisse d’autant mieux le tourbillon final. (pour un extrait c’est ICI)

A la fermeture du livre, on va à la fenêtre, on hume l’air, on regarde la ville, la lumière ocre sur les courbes. Et là ce miracle : une majestueuses et ténébreuse sensation d’existence.

La Nausée est tout simplement un chef d’œuvre.

Reste à chacun de déterminer « ce que cela lui fait d’exister »

Ça fait tout drôle, n’est pas ?

Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Vendredi 6 juin 2008

C’est avec plaisir que je réponds au tag de Claudio sur mes habitudes de lecture (le billet sur Sartre attendra !)

 

Où et quand ?

 

Je lis le plus souvent le soir, après 22 heures, dans mon lit, avec une faible lumière. J’aime le halo roussi de la chambre sur les pages. J’aime m’entourer de mystère. Mais ce n’est pas tout. J’aime lire dans le train, à une terrasse, sur l’herbe dans un parc. Parfois aussi juste avant le dîner avec un petit apéritif.

 

Comment je choisis mes lectures ?

 

A vrai dire, je n’en sais rien ! Je n’ai pas de stratégie bien définie. Le bouche à oreille évidemment, certains extraits de l’ouvrage que je lis sur les sites des maisons d’édition, les blogs ( !), ou alors lors de longue promenade au milieu de rayons de librairie. Je viens de commencer Le Cœur Cousu de Carole Martinez parce que les premières pages m’ont rapidement transporté (au passage, un live exceptionnel dont je reparlerai certainement !) . La quatrième de couverture à un rôle important. Parfois je cible certaines maisons d’édition plus que d’autres car je sais qu’elles ont une sorte de label « qualité ». Mon grand regret est de ne pas davantage prendre le temps de commander des livres moins connus directement auprès des petites maisons d’édition. Mais cela va changer, les blogs ont fortement amélioré ma perception d’une littérature disons plus « discrète ».

 

Quel style de lecture ?

 

Des romans bien sûr. De mœurs, psychologique et j’ai un fort attrait pour le fantastique quand il est mêlé à la poésie et aux tourments de l’homme (Edgar Poe, Lovecraft, etc…). Mais mon métier et mes travaux m’amènent vers d’autres lectures parfois beaucoup moins plaisantes : énormément de lecture scientifique spécialisée en psychologie (pour mes travaux de recherche), des livres de médecine, de physiologie, de philosophie, parfois de sociologie.

 

Qu’est-ce que j’attends de mes lectures ?

 

Claudio, je te pique ta phrase : « devenir un meilleur artiste, devenir un meilleur être humain. » Je crois que chaque livre (ou chaque auteur) comporte une version du monde. J’attends que l’on m’interpelle sur les différents rapports que l’être peut établir avec son environnement. Que l’on me fasse découvrir des alternatives à ma manière de voir les choses. J’attends une stimulation qui pourrait s’intégrer à mes propres valeurs, ou les modifier. Et qu’au fond, tout ce système de représentation guide le mieux possible l’orientation que l’on veut donner à sa vie. Une sorte d’accroissement de l’âme. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet !

Mais bien sûr, j’attends aussi de l’évasion, du rêve, de l’apaisement. La lecture est pour moi comme une couverture chaude : un moment de calme consacré à soi et à la vie.

 

Mes petites manies ?

 

Où que j’aille, je lis toujours avec un carnet de note à mes côtés. J’y inscris tout ce qui pourrait me servir à écrire. Sinon j’aime tordre un livre dans tout les sens. Rien de plus déprimant que les livres neufs. Je corne, je froisse, je le laisse traîner dans tout l’appartement.

 

Je vais chercher qui je pourrai tagger maintenant !

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Vendredi 30 mai 2008

500. C’est le nombre de manuscrit qu’Actes Sud précise recevoir chaque mois pour examen. Donc 6000 textes à l’année. Il m’indique encore dans un courrier que si je n’ai pas reçu de réponse sous quatre mois, je peux commencer le Prozac, me pendre, changer de narcissisme, maudire l’humanité en haut d’une falaise, me mettre aux colliers de nouille, trouver un nouveau sens à ma vie…

Je plaisante évidemment mais ce chiffre m’épate. Qu’est-ce qui m’a pris de leur envoyer un manuscrit ?

Chez EHO le chiffre avoisinerait 10 manuscrit pas jour.

Toute la terre s'est mise à écrire ou quoi ?

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Jeudi 29 mai 2008

Lorsque l’activité humaine se voit soumise à la réflexion et à l’étude, elle s’habille rapidement de concepts et de brouillards… La notion de « style » en littérature fait parti pour moi des abstractions mentales vaguement perdues au loin, dans une couche de brume, au détour d’une sombre ruelle. Je viens de parcourir un article fort intéressant (ICI) sur le sujet. L’auteur cite notamment Flaubert pour qui le style est « une manière absolue de voir les choses », ou encore « une transformation que l’écrivain imprime au matériau du monde. » Je suis séduit par cette idée que la littérature (l’art en général) modèle l’univers dans une dimension autre que celle de la réalité immédiate. Le style attrape le monde, le pétrit, le masse, le tord, l’aplatit, l’étire, il hisse courageusement un nouvel univers au beau milieu de l’existence concrète. Mais notons que le style est un esthétisme, une manière d’attacher ensemble une grappe de signifiants. Il est très difficile à définir, on le sent intuitivement à la lecture, et les adeptes du pastiche ont fait un art cette captation de l’outils de l’écrivain. Ce qui reste nébuleux à mes yeux, c’est la pression qu’exerce l’actualité sur cet esthétisme. Disons le franchement : le style dépend de la mode. La société surveille l’écrivain, et si aujourd’hui ce dernier fait jaillir du monde un subjonctif imparfait, mieux vaut qu’il se prépare à être placé dans un musée, immobile et inintéressant.

J’ai choisi pour mon roman un style extrêmement dense, peut-être trop d’ailleurs, ayant pour but d’illustrer, entre autre, l’épaisseur du monde. Mais voilà que je reçois un mail d’une maison m’annonçant que « le style ne leur convient pas » (pour un exemple du style du roman voir un extrait ici).

Je comprends tout à fait, chaque maison a le droit de définir les livres qu’elle veut publier, et je ne m’en offusque pas. C’est simplement que je suis bien embêté maintenant : Comment transformer le monde indépendamment de la mode ambiante ? Comment se faire plaisir par l'écriture tout en essayant de capter un lectorat ? Dois-je me mettre à une littérature rapide, efficace, plus directe ? 

Ah c’est pas simple du tout…

Par Vanden - Publié dans : Monde diamant - Esthétique
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Jeudi 22 mai 2008

« … les gens, un matin, en ouvrant leurs persiennes, seront surpris par une espèce de sens affreux, lourdement posé sur les choses et qui aura l’air d’attendre. Rien que cela : mais pour peu que cela dure quelque temps, il y aura des suicides par centaines. Et bien oui ! Que cela change un peu, pour voir, je ne demande pas mieux. On en verra d’autres, alors, plongés brusquement dans la solitude. Des hommes tout seuls, entièrement seuls avec d’horribles monstruosités, courront par les rues, passeront lourdement devant soi, les yeux fixes, fuyant leurs maux et les emportant avec soi, la bouche ouverte, avec leur langue-insecte qui battra des ailes. Alors j’éclaterai de rire, même si mon corps est couvert de sales croûtes louches qui s’épanouissent en fleurs de chair, en violettes, en renoncules. Je m’adosserai au mur et je leur crierai au passage : « Qu’avez-vous fait de votre science ? Qu’avez-vous fait de votre humanisme ? Où est votre dignité de roseau pensant ? » Je n’aurai pas peur – ou du moins pas plus qu’en ce moment. Est-ce que ce ne sera pas toujours de l’existence, des variations de l’existence ? Tous ces yeux qui mangeront lentement un visage, ils seront de trop, sans doute, mais pas plus que les deux premiers. C’est de l’existence que j’ai peur. »


Jean-Paul Sartre  - La Nausée.

Sublime....
Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Mardi 20 mai 2008

J’ai peu de temps en ce moment pour écrire des post sur ce blog, alors ce soir ce sera juste un petit coucou en attendant le prochain. C’est ainsi, la vie quotidienne comporte parfois pas mal d’impératifs, notamment l’augmentation de l’activité professionnelle avant les grandes vacances. (Et oui ça approche !)

Et puis il y a cette longue réécriture de roman. Pour l’instant, 3 refus (Liana Levi, Le Diable Vauvert et Maurice Nadeau… oui, oui Maurice Nadeau, je sais c’était ambitieux…) sur cinq. Il manque Julliard et EHO dont le secrétariat que j’ai contacté la semaine dernière m’annonçait des retards dans les lectures de manuscrit. J’en profite pour préciser que la personne que j’ai eu au bout du fil chez EHO fut tout à fait aimable et charmante.

Bref, l’envoi de la première version fut très restreint, j’appelle ça un passage à l’acte : une sorte d’impulsion de séparation immédiate avec l’écrit. Ensuite la pensée peut reprendre et le travail de réécriture recommencer…

Il me faut donc recibler d’autres maisons d’éditions, et sans pessimisme de préférence… Et là c’est un véritable casse-tête ! Une sorte de brouillard étrange…

Je prends évidemment tous les bons conseils sur le sujet…

 

Sinon une info : un concours de nouvelles chez les éditions Volpilière. (Dommage Elisabeth que les manuscrits de roman ne puissent être envoyés par mails même si je sais que la pratique est peu courante dans le milieu… Enfin, je prépare ma reliure…)

 

Prochains posts : La Nausée de Sartre, des écrits, parcours d’édition, et quelques thèmes de réflexion par ci par là déjà notés dans l’un de mes innombrables carnets de nuit…

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Jeudi 15 mai 2008

Depuis tout petit je suis intrigué par le foisonnement du monde. Cette sorte d’abondance omnipotente et ubiquiste qui développe parfois de lénifiantes rêveries. Mais dans cette tentative d’accroche à l’existence, j’ai d’abord, dans mon jeune âge, naturellement penché pour une appréhension globale des choses. Je levais souvent la tête vers les étoiles, j’observais la force de la dimension de l’univers. L’intrigue existentielle venait de la largeur, du brouhaha, de l’opulence, du vaste, de l’existence totale et complète des choses. Il suffisait de mettre un pas dans la rue pour éprouver la présence même du monde, comme une claque au visage. Et ensuite, au fond de soi, les sensations tentaient d’organiser un minimum cette puissance innéité de l’existence.

Quoique j’ai gardé cette tendance stupéfaite à la considération spontanée, je m’aperçois avec les années que je suis de plus en plus sensible non plus à cette agitation globale, mais aux détails du monde. L’univers ne s’est pas simplifié pour autant et le rapport émotionnel est exactement du même ordre, que l’on plonge dans les profondeurs du vaste et de la présence éclatante des choses, ou bien que l’on se penche sur les mille saveurs de la succession des jours. Car le monde a un goût, et ce goût se trouve dans le parfum des rues, dans le sourire ou les pleurs des gens, dans les teintes lumineuses, dans les minuscules fascinations quotidiennes. Désormais, il s’agit de détecter les arômes de ce qui m’entoure.

Ce que l’on découvre alors est passionnant : mille milliards d’harmonie, de lutte et de subtilité poétique. D’où l’importance de savoir sublimer l’instant par ces éprouvés sporadiques. Je crois aussi que l’écriture participe à ce mouvement d’amplifier les choses à l’aide de telle ou telle histoire.

Quand Sartre décrit une journée, il dit que les « objets fixent l’existence »… En rentrant dans le détail, nous rentrons dans l’infini, et, par conséquent, dans l’abondance et la quiétude…


 

Peinture : Vladimir Kush

Par Vanden - Publié dans : Monde Bleu - Pensées
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Samedi 10 mai 2008

 

Tandis que je sirote lentement les 1167 pages de « C’est ainsi que les hommes vivent » de Pierre Pelot, en jetant de temps à autre des yeux fascinés sur une relecture de La Nausée, de Sartre, je me suis offert un petit break. Il me fallait un roman court, intriguant, sensible. Il en existe des tonnes mais c’est décidément Philippe Claudel qui me surprend une fois de plus avec « La petite fille de Monsieur Linh. »

 

 

Cette histoire n’est rien d’autre qu’un fulgurant flash émotionnel. De ceux qui zèbrent d’un coup l’esprit en nous laissant les yeux dans le vide pendant quelques instants une fois la dernière page tournée.

 

Après avoir fuit son pays en guerre, Monsieur Linh débarque avec sa petite fille dans un camp de réfugiés, sur les côtes d’un pays dont il ne connaît ni la langue, ni la culture. L’auteur oppose deux mondes très différents, celui de Monsieur Linh et de sa petite fille, chargé d’émotion, de familiarité, de tendresse ; et celui d’une gigantesque ville floue, hostile, percée d’existences filantes et désordonnées.

Le lecteur suit dans ce court roman les maladresses du vieil homme, son errance touchante, la naissance d’une formidable amitié. Claudel ne décrit jamais la ville : il la fait sentir, tourmentée, insaisissable, affublée d’une pesanteur considérable. Au milieu de ces vagues bondissantes d’humains, un homme seul, minuscule, sans importance, accroché à l’univers par le souci de l’altérité et de la vie.

 

Ici, l’existence se dilue dans l’autre. Monsieur Linh n’a pas de nuances : pas d’entremêlement des traits de caractère, d’estompage ontologique, de balancement existentiel entre le bien et le mal. Le personnage s’élance vers le monde comme une jolie bulle au milieu d’une tempête.

 

Philippe Claudel nous livre une histoire magnifique et nous rappelle au passage que l’être humain n’a pas toujours besoin d’être complexe. Parfois il s’engage vers des sentiments simples et solides, négligeant avec respect l’absurdité de sa présence sur la Terre.

 

Et ça, ça fait du bien…

Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Samedi 3 mai 2008

 

L’œil n’entamait-il pas une folle course paniquée en cherchant vainement une cachette saine au milieu de toutes ses lignes délirantes ?

Aussi s’épargnait-on bien assez en se détournant de ces gourbis tourneboulés, dressés sur des mœllons moisis, boueux, grouillant de plantes entortillées comme un filet jusqu’aux toitures écaillées. Les murages, tantôt pâteux, tantôt ridés de fange, étaient taillés comme des muscles et formaient, dans cette cavale fantastique de l’imagination, des organes secs, affalés sur des sentiers poussiéreux. A l’approche de la place du village, au détour des premières ruelles et de quelque escalier de pierre rayée, éclatée, s’épanouissait une distribution inquiétante de la géométrie. Les maison, reliées par des vieux fils électriques rongés, se durcissaient d’une consistance rocailleuse, aux bordures impulsives, parfois tranchantes comme du silex, et se dépassaient l’une l’autre en grimpant vers la mairie, une battisse hantée à clocheton et balustrade. L’église, hérissée de flèches, anormalement ballonnée au milieu des modestes chaumières, piquant vers des cieux tournoyant, défiait l’ambiance fainéante et silencieuse du paysage. En ces journées de soleil, la lumière affaissait de longues ombres sur le sol, dans une atmosphère éclairée et immobile.


In L'éternité de l'Enigme - extrait.
Par Vanden - Publié dans : Monde des Songes - Ecrits
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