Vendredi 2 mai 2008

 

Et bien voilà, ça m’apprendra à faire le pont et à sauter sur le facteur à peine a-t-il déposé sa petit mobylette jaune contre le mur de mon immeuble. Les éditions Liana Levi ne souhaitent pas publié mon manuscrit. Non non non ! Et moi qui me voyait déjà à côté de Milena Agus dans n’importe quelle Fnac… (comment ça de « l’ambition démesurée et irréaliste » ?)… Du coup il ne reste plus qu’une seule solution, courir chez Auchan acheter un Caol Ila, 12 ans d’âge, et monter sur le toit en se lamentant toute la nuit sur la condition des êtres humains sur la terre.

 

Si vous entendez des rires se déployer dans le silence de cette nuit, ce sera moi !

 

Allez, sans rancune envers Liana Levi, le roman n’est certainement pas à la hauteur, tout simplement, du travail, et encore du travail… Ecrire, écrire, écrire, écrire, écrire, écrire, écrire, écrire, écrire…

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Mardi 29 avril 2008

– Jérémie, Jérémie, tu t’EPARPILLES ! T’es où là, précisément ?

– Là, je me fragmente, je me morcelle, une salve émotionnelle craque dans ma tête.

Elle soupire, désespérée.

– T’as fêté tes un an de blog ?

J’aspire de l’air entre les dents. Je baisse la tête, puni.

– Non, non, non…

– Tu trouves ça normal ?

– Ta voiture est en train de se faire écraser par un tank enflammé, là, derrière.

Elle tourne la tête, happée par l’irréalisme de cette sublime plaisanterie.

– Pas drôle.

– Inspiration zéro. Désolé.

– Tu crois que ça va t’arranger de faire un blog ?

– Bah…

– Et qu’est-ce que tu racontes de beau sur ton machin ?!

– Tout et rien. La consistance des choses, l’organisation que les êtres établissent avec le monde, les livres, l’irrégularité émotionnelle de la vie, les songes sporadiques, un peu de sensibilité vaine sur notre présence dans l’univers, je cherche les fondements de la blague cosmique.

– Continue et je te fais interner.

– Mais parfois, je cherche un éditeur.

– Tu ferais mieux d’écrire un BON livre.

– Je vais me pendre.

– Pas question, tu dois d’abord dire que ton blog a un an.

Elle tapote ses doigts sur la table, sourit, baisse la voix.

– Bon… bon anniversaire quand même.

Je pleure, tant d’émotions tout à coup. Je magouille un truc imaginaire avec mes mains.

– Tu vas pas me faire interner, hein, dis ?

– Ah ça, on verra…

 

 

Tout ça pour dire que ce blog a un an. Merci à tous celles et ceux qui sont passés par ici, celles et ceux qui ont laissé un petit commentaire, merci surtout à celles et ceux qui reviennent. Se divertir un peu, lambiner, chasser la vie avec des morceaux de songes, juste ce qu’il faut en attendant de nouvelles rêveries...

 

 

Par Vanden - Publié dans : Monde vert - Humour
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Samedi 19 avril 2008

 

C’est les VACA NCES !!!! Enfin ! Ce blog s’interrompra le temps de mon départ, près de l’océan, au milieu de l’univers, avec le seul bruit des étoiles et du ressac… Je sens déjà les exhalaisons iodées et la brise marine s’entortiller avec véhémence dans le grand bazar émotionnel de la contemplation, du calme, de la serénité…

Chuuuutttt...

A bientôt,

Jérémie


 

Quelques dernières infos glanées ci et là :

1 - le concours des Blogauteurs est repoussé au 15 mai

2 - un appel à textes ICI.

3 - une nouvelle maison d'édition ? Chez Elisabeth.

4- félicitations à Jérôme pour sa publication

5 - En ce qui me concerne, pas de nouvelles (du moins dans le domaine littéraire parce qu'ailleurs...). Gros travail de réécriture en cours...



Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Lundi 14 avril 2008
Une question épineuse (et un peu coup de gueule je l’avoue) qui ressort de discussion régulière que j’ai avec certains collègues : nous nous demandons parfois si l’art est toujours une bonne chose pour l’être humain ? Ne croyez pas à la vanité ou à l’inutilité d’une telle question car des conséquences très concrètes existent selon la réponse. C’est avec ce genre d’idée par exemple que l’on a soigné des patients psychiatriques il y a encore quelques années, qu’est né le célèbre mouvement de l’Art Brut (exposition de peinture faite par des personnes schizophrènes par exemple), ou que l’on prône des modes de vie ou des idéologies qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la vie. Ce n’est pas une question abstraite, encore moins lorsque l’on sait que certains mouvements théoriques de la psychologie voient dans l’art une forme d’expression vertueuse de la condition humaine.

Je voue à l’art une quantité considérable d’investissement. L’écriture et la musique notamment occupe la plupart de mes pensées et de larges émotions sont déployées dans ces activités qui, je le pense, intensifie un peu la vie, lui donne de l’arôme. Mais croire que l’art permet à chacun de nous d’élever sa condition est d’une redoutable absurdité.

On cherche à peu près tous, je l’espère, une forme de société disons plus développée. J’entends ici certains critères comme la sublimation des mouvements violents, la réduction du halo sémantique afin de permettre une meilleure communication, la coopération pour le confort et la stabilité, la mise en avant de préoccupation existentielle plus poétique et élevée… L’art est effectivement l’un des chemins qui conduit vers ces projets (utopies ?) mais tout dépend dans quel contexte il est exercé. Il résonne différemment selon les personnalités, les époques, les espaces géographiques. Et j’ai vu bien des femmes et des hommes aggraver leur existence avec leur art. Parfois même jusqu’à en nier la réalité (l’exemple du solipsisme est formidable) ou jusqu’à accentuer leur tourment de manière considérable.
L’art, quand il est mal maîtrisé peut faire souffrir un individu (voir un pays) et conduire à un enfermement ou à des bizarreries catastrophiques, complexes, irréelles. Il ne produit plus alors de l’épanouissement pour les existants mais annonce bel et bien une fabuleuse descente aux enfers (narcissique, délirante, hermétique, asociale, etc., selon le registre dans lequel on se situe).

Comme les idées et la pensée, l’art est un formidable outil de l’évolution, mais encore nécessite-t-il d’être manié avec précaution…
Par Vanden - Publié dans : Monde Rouge - Rage Immobile
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Jeudi 10 avril 2008
Pas eu le temps d'écrire un billet hier soir, j'étais à Bercy pour admirer le son délicieux de Mark Knopfler... J'ai encore le claquement étoilé des cordes dans la tête...

Vous ne connaissez pas? Mais si, mais si.... L'ex chanteur-guitariste de Dire Straits...

Celle là, il nous la faite.... Brothers In Arms

Quelques friselis d'existence...
Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Samedi 5 avril 2008

 

Voilà bien longtemps que je n’avais pas mis le nez dans une aventure pareille !

 

Pierre Pelot nous plonge dans l’été brûlant de l’année 1957 et nous narre avec talent les péripéties rocambolesques d’une attachante bande de gamins. Une ribambelle de personnage délicieuse qui traîne dans les rivières et les forêts, font des cabanes, attaquent des trains à coup de flèches, déclarent la guerre à une autre bande, découvre les émois amoureux, et la consistance étrange des adultes, bref, se prépare un destin qui, pour certains, va prendre une tournure existentielle tragique. Coloré et expliqué par le récit principal, l’auteur mène en filigrane une autre histoire, située en 2004, dans laquelle le lecteur suit le procès d’un meurtrier et la présence au village nostalgique et légèrement fasciné de Barthe.

 

Je passe rapidement sur la performances littéraire de Pierre Pelot qui dresse des personnages attachants au milieu d’un récit initiatique passionnant. Le champ lexical est harmonieux et drôle, les dialogues sont d’une spontanéité et d’une vivacité extraordinaire, les scènes, les actions lèvent magiquement tout un monde, si bien que l’on suit le récit accompagné de tout un tas d’images dans la tête. On voit les vallons, les arbres, les crépuscules, on sent l’herbe, la terre, le bois, on guette le mouvement des existants, les disputes, les émotions, les pensées, on aimerait être avec eux, dire bonjour à Zan, Tipol, Belette, Tonto, Zita, Angèle, Jean-Claude, l’écriture immerge notre âme et l’apaise pendant toute l’aventure.

 

Au fur et à mesure, le récit s’assombrit, infiltré par les tourments et les mouvements fous de l’humain. L’existence, tiraillée par les interactions humaines, s’éveille et s’aggrave, entre en conflit avec le monde et la poésie, s’éloigne vers la solitude et se sépare, par une autonomie déraillée, de la beauté et de la douceur.

 

Pierre Pelot joue sur tous les tableaux, de la candeur à la plus sournoise des passions, il place ses êtres dans le tumulte et l’aventure et parfume l’ensemble d’un décor épuré, naturel, naïf.

 

Bref, il réussit un pari simple et efficace : nous raconter une belle histoire, émouvante, intelligente et équilibrée.

A lire !


 

Méchamment dimanche, éditions Héloïse D'Ormesson, prix Marcel Pagnol

Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Mardi 1 avril 2008

 

Je devais normalement gribouiller pour ce post un petit commentaire sur Méchamment Dimanche de Pierre Pelot (un livre extraordinaire !) mais l’actualité malheureusement négative de mes envois tragiques de manuscrit prend le pas sur ces réflexions.

 

 

La réponse vient du Diable Vauvert : ils ne souhaitent pas éditer le manuscrit !

Hourra !

 

Une deuxième petite chose aussi,  une toute petite note dans un billet de Gilles Cohen Solal, éditeur chez EHO : « Merci Loïs de Murphy de m'avoir laissé exprimer, après une journée à refuser des mauvais textes, à quel point je trouve qu'aujourd'hui c'est probablement dans cet endroit curieusement appelé "Blogosphère" que l'on trouve certains des meilleurs critiques littéraires. » Le thème qu’aborde Mr Solal suite au billet de Lois de Murphys est très intéressant mais quand je sais que mon tas de papiers chaotiques est quelque part dans un des bureau de la maison, il me monte une poussée paranoïaque sur ces « mauvais textes »… Brrrrr….

 

Je sens qu’un long travail de sculpture autour du manuscrit s’annonce… Se remettre à écrire ? Tant mieux, l'histoire manque à mes rêveries...

 

Alors qu'on se le dise : Mon premier refus officiel est donc arrêté au 1er Avril ! Hip Hip Hip ! Vous croyez que chez le Diable ils ont assez d’humour pour faire des poissons ?

 

Mmm…

Par Vanden - Publié dans : Monde Blanc - Quotidien
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Vendredi 28 mars 2008

Ce blog aura un an dans quelques jours, il est donc venu l’heure de clamer haut et fort un certain nombre de bilan. Commençons par les lectures. Sur le modèle de Sébastien, je classe ici les livres que j’ai lus depuis 2007 (j’en ai peut-être oublié certains ou rajouté d’autres qui correspondent à une lecture plus ancienne, mais bon… grosso modo…).

 

0 : Nul ou non terminé

* : peu lisible ou pas aimé

** : sympathique, un bon moment de lecture

*** : très bon, un réel plaisir, un livre qui marque

**** : sublime ! inoubliable ! exceptionnel !

 

Comme ça me vient :

 

Carlos Fuentès      En inquiétante Compagnie           **
E-E. Scmitt             La rêveuse d’Ostende                  *
L.S. Christensen    Le Modèle                                     *
                              Le demi-frère                               ****

                              Hermann                                       ***

Sylvie Aymard        Courir dans les bois

                               sans désemparer                        **

Thomas Clément    Les enfants du plastique             **

Max Monnehay       Corpus Christine                         *

Jean Teulé              Le magasin des suicides              ***

F. Beigbeider          Au secours pardon                      *

H.P. Lovecraft         Dagon                                          **

                              Night Ocean                                **

Henry James          Le tour d’écrou                           ****

                              La redevance du fantôme           ***

Amélie Nothomb     Ni d’Eve ni d’Adam                       **

Milena Agus            Mal de pierre                               ***

Philippe Claudel      Le rapport de Brodeck               ****

                               Les petites mécaniques              **

Fritz Zorn               Mars                                           ****

Muriel Barbery        L’élégance du hérisson              ***

Edgar Allan Poe      Poèmes                                     ****

Bernard Werber      Le mystères des Dieux               **

Serge Brussolo        La nuit du bombardier               **

Alessandro Barrico  Soie                                             **

                               Océan mer                                 ***

                               Châteaux de la colère               ***

                               City                                            *

Boris Vian                J’irai cracher sur vos tombes     ***

John Irving              Le monde selon Garp                 ****

                               L’hotel New Hampshire               ****

Thomas Mann         La mort à Venise                         **

Stéphane Audeguy  La théorie des nuages               ****

Patrick Modiano      Rue des boutiques obscures       0

Yukio mishima        Martyre                                         **

William Styron        Face aux ténèbres                       ***

Jean Cocteau          Les enfants terribles                   *

Stéphane Zweig      Amok                                          ***

Marguerite Duras    Une pluie d’été                            0

Albert Cohen          Le livre de ma mère                     ****

Claire Castillon       Insecte                                        *

Soazig Aaron          Le non de Klara                           ***

Kate Atkinson         La souris bleue                            *

Régis Jauffret         Asile de fous                                 *

Jean-Louis Borges  Le livre de sable                          *

James Redfield        La prophétie des Andes              0


 

En cours : Méchamment Dimanche de Pierre Pelot

Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Mardi 25 mars 2008

Si aujourd’hui j’évoque la nausée, ce n’est pas seulement parce que les trois derniers livres que j’ai lus mon laissé un goût insipide, c’est aussi qu’à force de parler du monde et du grand bazar des existants sur ce blog, le livre exerce de nouveau une sorte de fascination lancinante. Seulement voilà, par où commencer pour évoquer ce chef d’œuvre ? Il y aurait tellement à dire. A mon avis, les analyses littéraires n’ont pas fini de fleurir sur l’ouvrage.

Point important : je n’aime pas particulièrement Sartre. Je ne le déteste pas non plus. Bref, j’ai appréhendé ce livre en le détachant complètement du contexte de la personnalité fulgurante de son auteur.

 

Sans doute, pourrait-on dire, La nausée supporte-t-elle (illustre-t-elle ?) la théorie existentialiste de l’auteur. En réalité je ne me souviens pas vraiment d’une histoire (j’ai lu ce livre il y a 10 ans), il s’agit plutôt d’une longue prise de conscience, à travers le quotidien d’un homme, de l’ampleur du monde. Un monde étrange, conjugué par des « instants parfaits » mais aussi la pourriture et l’ineffable et incompréhensible réalité qui se dissimule derrière les apparences. Le livre est une sorte de longue berceuse à sensation. Sartre, bien au-delà d’une écriture irréprochable, trouve les expressions justes, les détails, il aiguise nos sens et nos doutes, il nous emporte dans une lente danse autour des choses, il nous emmène derrière les décors, ils nous fait sentir le vent, et les questions, il piège l’être humain dans ses plus innommables tourments.

 

J’ai ouvert une page au hasard :

« Un jour parfait pour faire un retour sur soi : ces froides clartés que le soleil projette, comme un jugement sans indulgence sur les créatures – elles entrent en moi par les yeux, je suis éclairé, au-dedans, par une lumière appauvrissante. Un quart d’heure suffirait, j’en suis sûr,  pour que je parvienne au suprême dégoût de moi. »

 

Quant à la scène final de La nausée, elle est tout simplement magistrale.

Vous l’aurez compris, je vais relire ce livre, l’un de ceux qui m’ont le plus marqué dans toute ma vie. On peut ne pas l’aimer mais il mérite qu’on s’y penche : tout simplement parce que cela signifie qu’une fois au moins, dans sa vie, on s’est regardé dans la glace en se murmurant des questionnements singuliers sur le monde…

Par Vanden - Publié dans : Monde Violet - Littérature
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Dimanche 23 mars 2008
Juste un petit site qui référence quelques petites maisons d'édition... que l'on soit lecteur ou écrivain....

Chez le Docter Watson : ICI
Par Vanden
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