Et bien voilà, hier, à des heures où la nuit s’effondre sur
les rues et souligne le mystère inhérent à l’état des choses, j’ai mis un point final à mon roman.
Quelle drôle de sensation, celle de la fin. Un an et demi que j’essaie d’articuler la trame existentielle de six personnages. L’un des objectifs était le suivant : traduire d’une manière ou d’une autre l’ampleur du monde.
Un an et demi que je tente de soulever mille images et mille pensées au-dessus la réalité. Je ne sais pas si je fus adroit ou non dans cet exercice, si le texte, le rythme, le style sont d’une qualité suffisante pour lever l’imagination et la réflexion, mais… c’est terminé. Le point final a résonné comme une lourde cloche au milieu de la nuit.
Il me reste quelques modifications et tout un travail de sculpture, et puis ensuite je pars sur les route, avec un petit balluchon et ma trousse de survie, à la recherche désespérée d’un éditeur.
L’aventure s’annonce difficile tant le milieu littéraire paraît sélectif.
Ah et j’oubliais, il y a ce drôle de phénomène : déjà l’envie d’écrire un autre roman, déjà une nouvelle idée, déjà de puissantes images…
C’est grave docteur ?
Peinture : Vladimir Kush
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